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Benasayag viré de France Culture

Etre obligé, c'est mourir, m'a toujours dit ma grand-mère. On est donc pas obligé de souscrire à tout ce que pense le psychanalyste Benasayag. ( Moi,
j'aime bien quand il écrit que l'individu n'est que le nom d'une certaine organisation sociale, par exemple).
Mais on a le droit de s'interroger sur les motifs qui ont poussé France Culture à virer un des rares chroniqueurs qui semblait encore penser à
gauche sur la radio, faut-il le rappeler de service public.

Laure Adler, charismatique patronne de France Culture, a convoqué Benasayag pour lui signifier que son propos était "trop engagé, trop militant" et que sa chronique du jour serait la dernière. Il y causait d'un livre à paraître d'Evelyne Sire-Marin (du Syndicat de la magistrature) qui établit que, sur les vingt-quatre propositions programmées par le FN en matière de "Police et Justice", onze avaient été législativement réalisées par les ministres Sarkozy et Perben.
Faute grave dans un pays qui glisse de plus en plus vers un Etat de non Droit.
On lira à ce sujet l'article de JC Paye, " Pas de droit en Etat d'urgence" dans la revue de presse.

Un livre de Benasayag: Résister, c'est créer.
Quatrième de couverture:
Depuis quelques années, dans les sociétés du Nord comme dans celles du Sud, une contre-offensive souterraine est en marche. Une contre-offensive qui est loin de se limiter à ses expressions les plus visibles, celles des mouvements « anti-mondialisation ». Dans cet essai, le philosophe Miguel Benasayag et la journaliste Florence Aubenas en proposent une analyse originale, nourrie de nombreux exemples. Ils montrent que les formes de cette « nouvelle radicalité » sont multiples et très diverses : certaines sont éphémères, d’autres s’inscrivent dans le long terme ; certaines revendiquent une « subjectivité contestataire », d’autres se veulent simplement pragmatiques. Mais tous ceux qui les portent partagent, sans nécessairement en être conscients, des traits communs. Ils s’inscrivent en rupture par rapport à l’individualisme triomphant des dernières décennies et le néolibéralisme n’est plus pour eux un « horizon indépassable ». Et ils rompent également avec les formes anciennes de la contestation : ils n’agissent plus en fonction de modèles de société prédéfinis ou de directives d’un parti à la conquête du pouvoir. C’est un nouveau « désir de lien » que recherchent aujourd’hui des millions de personnes à travers le monde. Des universités populaires en France et en Argentine aux expériences de psychiatrie alternative, des mouvements de paysans sans terre latino-américains aux mobilisations européennes pour les sans papiers, les auteurs montrent comment ce désir de lien a commencé à saper le projet majeur du capitalisme, celui d’un monde unique et centralisé. Et comment cette multiplicité joyeuse ouvre la voie d’une lecture alternative de l’économie.

Résister, c'est créer, La découverte, 6.40€

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